24 janvier 2009
Ça roule… ma poule
Photo trouvée sur google, colorisée sur photophiltre
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Ça roule ma poule
Je me retourne
Yeux qui s'abaissent
Matent mes fesses
Regard malsain
Que fais sa main
Là dans sa poche
Dieu que c'est moche
Je crie en rage
Toi tu dégages
Vicieux cochon
Puis tous les noms
Claque ma portière
Rouge de colère
Prend mon portable
Et ce minable
Je le photographie
De suite il s'enfuit
Je pars le signaler
À la sécurité
~
Edith Urbaniak
~
Souvent, c'est sortie courses à l'hyper pour beaucoup de personnes.
J'ai travaillé pas mal d'année comme assistante en environnement
dans un hyper, il m'arrivait parfois, comme certaines de mes collègues,
d'être importunée sur le parking par un genre d'individus
que je nommerais de "pervers"
lorsque je regagnais mon véhicule avec ou sans mon caddie,
ils restent là à épier, font semblant de ne plus savoir
où ils se sont garés et se précipite pour voir vos jambes
dès que vous monter dans votre véhicule,
certains vous abordent franchement,
rien qu'à voir leur tête, vous voyez de suite
à quel genre d'individu vous avez affaire.
Même dans le magasin, ils sévissent...
surveillez bien mesdames si vous êtes en jupe,
dans les rayons, certains messieurs qui viennent
un peu trop près de vous, ils peuvent avoir un miroir au fond du panier
pour regarder sous vos jupes, d'autres vous frôlent les fesses en passant,
cela me met dans une colère noire et je voulais l'exprimer par ce texte.
Lorsque l'on vit seule, il est difficile de porter plainte
conte ce genre d'individus par peur de représailles.
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25 novembre 2008
Jeu de dames
Image : Anakin SK
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D'escarpins
Jeu coquin
Dans les cases
Tu embrases
Déplacement sensuel
Là en porte-jarretelles
~
Puis soudain
Vois enfin
Que pour lui
Chaque nuit
Pensant le rendre heureux
Tu n'es alors qu'un jeu
~
Jeu de dames
Tu condamnes
Coup de dés
Bien placés
En lui damnant le pion
Quand alors tu dis non
~
Edith Urbaniak
21 novembre 2008
Vent de folie...
Image : Claude Theberge
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J'avance
dans le vent de l'automne
vers quel enfer ?
Kobayashi Issa
~
Tu es comme le vent
Qui sème la tempête
En vagues de malheur
Quand ton souffle est chargé
Mais aussi caressant
Là passant sur mon être
En ondes de douceur
Telle journée de l'été
~
Lorsque tu deviens bise
En me jetant le froid
Mon sang alors se glace
La pluie noie mon regard
Puis quand tu deviens brise
Le chaud entre en moi
Occupe mon espace
S'envole mon cafard
~
Tu es comme le vent
Et je suis un nuage
Que tu ballotes alors
Au gré de tes humeurs
Attention mon amant
Les nuages sont orages
Et les foudres de mon corps
Peuvent frapper ton cœur
~
Edith Urbaniak
15 mai 2008
Naufrage...
Image : Brita Seifert
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Quand gronde la tempête ta voix devient le vent
Et plus rien ne t'arrête au cœur des éléments
Telle liane tu t'enroules t'enveloppant de nuages
Emportée par la houle dans cette mer qui fait rage
Alors tu te rebelles et vas puiser tes forces
Dans les éclairs du ciel déchirant son écorce
Tout devient chaotique se décuple ta colère
Plus rien n'est romantique et vogue la galère
Une pluie diluvienne noie toutes tes illusions
En larmes qui te viennent d'un trop plein d'émotions
Tu dérives tu flottes telle branche cassée
Mais tout cela t'importe tu ne sais pas nager
L'ouragan se déchaîne dans ton cœur abîmé
Tu as rompu tes chaînes celles qui t'opprimaient
Un hurlement déchire le silence endormi
Sous le pont des délires l'eau emporte ta vie
~
Edith Urbaniak
Photos et montage : Edith Urbaniak














