10 avril 2008
A vous...
Dédié à Patriarch
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À vous grands de ce monde
De cette terre ronde
Qui souffre chaque jour
Quand vous faites les sourds
Tout part à la dérive
Bien trop de gens se privent
~
À vous les dirigeants
Le peuple vous attend
Marre de toujours casquer
Pendant que vous savourez
Dans vos grandioses banquets
Ouvrez un peu les yeux
Ceci n'est pas un jeu
~
À vous politiciens
Beaucoup de gens ont faim
N'ont plus de quoi acheter
Tout ce que vous augmenter
De même que les retraites
Ne sont juste que des miettes
~
À vous tous les ministres
Votre pays est triste
Le peuple qui n'en peut plus
Invective les élus
Lors de vos assemblées
Faudrait vous réveiller
~
À vous cher président
Nous tous on vous attend
C'est bien toutes vos promesses
Mais on veut que les prix baissent
Que le chômage diminue
Plus personne à la rue
~
Et retrouver confiance
Dans notre belle France
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
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Tout simplement merci...

Photo animée trouvée sur google
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Certains trouvent souvent
La poésie gnangnan
Il est vrai que les poètes
Ce n'est pas toujours leur fête
On ne les trouve pas gais
Sont souvent critiquer
Alors je vais écrire
Sur ma mer de délires
Qu'ils parlent bien d'amour
À l'encre de velours
D'autres mettent leurs mots
Pansements sur les maux
On aime aussi leurs vers
Qui riment avec j'espère
La prose de quelques-uns
C'est sûr peut faire du bien
Parfois si compliquée
Qu'on ne peut la décoder
Certains mots inconnus
Nous font tomber des nues
Mais cela ne fait rien
Car toujours on revient
En prenant du plaisir
Chaque fois à vous lire
Alors vous gens de plume
Qui parlez de la lune
Des étoiles du soleil
De la terre et du ciel
De tout ce qui inspire
Le bon comme le pire
~
À tous je dis Merci
Tout simplement Merci
Merci de faire pleurer
Surtout de faire rêver
Et moi tous vos poèmes
C'est certain je les aime
~
Un grand merci aussi
Peintres photographes amis
Car ce sont vos tableaux
Tout comme vos photos
Qui chaque fois m'inspirent
Et suscitent mes délires
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
08 avril 2008
Comment tu t'appelles...
Photo : Floriana Barbu
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Elle habitait au bout d’un petit chemin
Une jolie maison faite des briques rouges
Il y avait bien une autre avoisinant la sienne
Hélas inhabitée depuis un bon bout de temps
Ne voyait pas grand monde passer dans cet endroit
Juste ce bon facteur amenant son courrier
Parfois venait le médecin quand c’était nécessaire
Le boucher le laitier et même le boulanger
Avaient depuis longtemps cessé de venir chez elle
Estimant que cela ne valait plus la peine
De faire un long détour rien que pour une personne
Cette gentille petite vieille toute menue et fragile
Qui s’ennuyait tellement de ces longues journées
De même que ses soirées à regarder la télé
Il y avait bien son jardin mais comment l'entretenir
Au fil des années les forces lui manquaient
Chaque jour se ressemblait avec les mêmes gestes
Les repas vite faits pas le goût de cuisiner
On n’a pas d’appétit lorsque l'on mange seul
Elle en avait connu de supers bons moments
Du temps de son mari "parti" beaucoup trop tôt
N'ayant pas eu d'enfant… maudite stérilité !!
Une douleur latente qui restait dans son coeur
Ses seules promenades c'était pour ses achats
Le village était loin et ses jambes douloureuses
Alors elle en revenait chaque fois fatiguée…
Mais un beau jour elle vit dans la maison voisine
Un groupe d'ouvriers venir la restaurer
Elle était excitée comme une petite puce
A l’idée qu’elle aurait à nouveau des voisins
Un bel après-midi là dans sa chaise longue
Qu’elle installait l'été au milieu dans la cour
Juste sous le grand tilleul où elle était si bien
Elle sentit soudain alors qu'elle somnolait
Une main toute douce se posant sur la sienne
Ouvrant vite les yeux elle vit une petite fille
Un joli petit ange aux grands yeux étonnés
Qui depuis un moment la regardait dormir
Et de sa douce voix la fillette demanda :
« Dis madame comment tu t’appelles »
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
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Comme un ange gracile...
Photo : Edith Urbaniak
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Lundi matin à 3H41 nous a quitté Amandine
après avoir lutté contre la maladie
Mes pensées sont près de ses parents et de son ami.
pour elle un extrait d'une chanson d'Axelle Red
et un de mes poèmes
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Pas maintenant
Pas maintenant, oh non
Je voulais encore aimer, jouer,
Sauter, crier
Être un enfant.
Pas maintenant
J'ai pas eu le temps, non
De faire des bêtises
Y croire, savoir
Si c'était important.
On dit qu'le ciel devient plus bleu
Quand on s'en va.
Maman j'regrette, j'ai eu peur
Tu ne m'entends pas.
.
Souviens-toi mon amour lorsque je serai loin
Dans mon cœur pour toujours tu seras c’est certain
Que tous nos souvenirs seront comme un trésor
Et chaque moment passé une pépite d’or
~
Rappelles-toi tous ces mots que tu me murmurais
Ils étaient un pansement posé sur une plaie
Dessinaient sur mes lèvres l’ébauche d’un sourire
Allumaient des étoiles au fond de mes soupirs
~
Pense à moi quand la nuit habillera le jour
En la couvrant doucement d’une brume d’amour
Quand tes mains dans le noir chercheront sans trouver
Ce corps que tu aimais tellement caresser
~
Mais surtout n’oublie pas que je serais toujours là
Tel un ange gracile qui t’ouvrira les bras
Car rien ni personne ne pourra nous séparer
Ce lien qui est en nous nul ne peut le délier
~
Edith Urbaniak

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07 avril 2008
Parachute...
Photo trouvée sur google montage : Edith Urbaniak
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Tu tombes dans le vide d’un moment de folies
Arrivant d’un endroit que le nomme Paradis
Les souvenirs s’égrènent caressent ton visage
Ils ressemblent soudain à ces petits nuages
Qui cachent tout à coup la face du soleil
Assombrissant l’éclat du regard bleu du ciel
~
Ton passé peu à peu s’éloigne à grands pas
Tu vogues dans tes pensées en écartant les bras
Et tu planes… tu planes…au gré des sentiments
D’abord en chute libre emportée par le temps
Et tu planes… tu planes… la tête dans les étoiles
Telle une âme perdue prisonnière de ses voiles
~
Soudain tu réagis et tires sur le harnais
L’immense parachute t’empêche de t’écraser
L’amour se rapproche comme une terre d’espoir
A toi d’y poser pied sur ce grand promontoire
Où belle et désirable telle une douce princesse
Ton corps sera offrande à des marques de tendresse
~
Ton destin tout à coup se rapproche à grand pas
Tu quittes alors tes peurs en écartant les bras
Et tu planes… tu planes… au gré des sentiments
D’abord en chute libre emportée par le temps
Et tu planes… tu planes… la tête dans les étoiles
Comme une femme libérée qui déchire son voile
~
Et tu planes… tu planes… sous l’immense parachute
Celui de cette rencontre qui t’évite la chute
Et tu planes… tu planes… vers l’horizon lointain
Attiré par cet homme posté sur ton chemin
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
05 avril 2008
Marche blanche...
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Sens-tu cette douleur
Qui fait saigner ton cœur
Bien sûr tu la refuses
Mais elle se diffuse
En ondes qui t'attaquent
Dans ce monde opaque
Les rivières planétaires
D'une couleur meurtrière
Emportent le sang versé
D'innocents massacrés
Les cris fusent de partout
Certains sont à genoux
En priant tous les saints
Et même le malin
Des élus font les sourds
Aux appels au secours
Car bien trop occupés
Aux cocktails invités
Pendant que des otages
Luttent avec courage
Contre la maladie
Pour revoir leur pays
~
Sens-tu cette douleur
Que fait saigner ton cœur
Maintenant tu l'écoutes
Et tu te mets en route
Rejoindre tous ces gens
Et le poing en avant
Tu hurles avec les autres
- Ingrid t'es la plus forte
En nous est la colère
Que les Farcs te libèrent -
~
Edith Urbaniak
~
Le dimanche 6 avril, venez tous participer, habillés de blanc
à cette marche en faveur de la paix et de la libération
d'Ingrid Bétancourt et de tous les otages de Colombie
et si vous ne pouvez vous déplacer
ayez une pensée pour eux.
~
Photos : http://www.betancourt.info/Fr/Affiches.htm
04 avril 2008
Théâtre de rue...
Photo trouvée sur google montage : Edith Urbaniak
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Quand l'image naissante
De forme embryonnaire
En vague rugissante
Emporte la lumière
Pour donner soudain vie
À une aube nouvelle
Enveloppant la nuit
Dans des brumes de dentelle
~
À la ville qui s'étire
Lorsque les rues s'animent
Certains badauds soupirent
Oui ce sont ceux qui triment
S'envolent les fumées
Telles des âmes folles
Quittant les cheminées
En longues farandoles
~
S'éteignent les réverbères
Au passage d'un camion
Les éboueurs s'affairent
Juste devant la maison
Oh ! bonne odeur de pain
Qui pénètre dans la chambre
Le boulanger voisin
S'active sur ses commandes
~
Un bus fait un arrêt
Doucement accélère
Pour être rattraper
Par les retardataires
Une personne âgée
En promenant son toutou
Voit des persiennes taguées
Dit que le monde est fou
~
Derrière ma fenêtre
Je regarde émue
Drapée dans un bien-être
Le théâtre de rue
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
03 avril 2008
La starlette...
Photo trouvée sur google montage Edith Urbaniak
Un sourire sur les lèvres les yeux sur son idole
La starlette toujours rêve d'avoir le premier rôle
Elle attend calmement pendant des heures entières
Passant des auditions qui lanceraient sa carrière
Mais repart chaque fois sur cette phrase fatale
On vous appellera maintenant quitter la salle
~
Alors elle s’en va s’attable dans un café
Compulse le journal sur lequel sont cochées
Les petites annonces visant le cinéma
Ayant juste de l'argent pour payer son coca
Mais la rage au cœur elle sait qu’un jour viendra
Où un imprésario alors la remarquera
~
De nouveau elle part le cœur chargé d'espoir
Surtout ne voulant pas finir sur le trottoir
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
02 avril 2008
Peinture sur ciel...
Image : Cebarre
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Sur la toile du ciel
J'ai dessiné tes formes
De façon sensuelle
Loin d'être uniformes
Juste du bout des doigts
À l'encre des nuages
Dans un éclat de toi
Qui n'était pas très sage
~
J'ai ombré ton regard
Lui qui sait me séduire
Posé un léger fard
Sur ton pont des soupirs
Arrondi ton épaule
Où j'aime poser ma tête
Chassé tes mèches folles
Rideaux sur tes fenêtres
~
J'ai esquissé ton torse
Tout en le caressant
J'aime en toi cette force
Tu es beau mon amant
En crayonnant ta taille
Mes mains légèrement
À mon cœur qui défaille
Ont tremblé dans le vent
~
Sur le bas de ton ventre
J'ai longuement soupiré
Une douceur latente
M'ayant bouleversée
J'ai vite croqué tes fesses
Tes jambes et tes pieds
Sur le coup d'une faiblesse
Aux émotions… brisée
~
Sur l'espace du ciel
J'ai déposé un voile
J'attends que tu t'éveilles
Pour te montrer la toile
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
01 avril 2008
Histoires d'ombres...
Montage : Edith Urbaniak
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J'ai cru apercevoir
Ton ombre sur un mur
Et me suis arrêtée
Toute bête sur le trottoir
Les gens se retournaient
Se demandant pourquoi
Je restée plantée là
Devant ce mur de pierre
~
Une ombre qui mur…mur…
~
J'ai cru apercevoir
Ton ombre sur le sable
Une vague soudain
L'a vite effacée
Les badauds en passant
Cherchaient ce qui pouvait
Attirer mon regard
Ainsi sur cette plage
~
Une ombre qui dit…vague…
~
J'ai cru apercevoir
Ton ombre dans le ciel
J'ai scruté longuement
Le nez dans les nuages
Les flâneurs en riant
Regardaient tout là-haut
Étonnés de ne rien voir
Puis s'en allaient enfin
~
Une ombre dément…ciel…
~
J'ai cru apercevoir
Ton ombre dans les flammes
J'ai failli me brûler
En voulant la toucher
Les curieux accourant
Dodinaient de la tête
Me prenant pour une dingue
En ce jour de printemps
~
Une ombre état…d'âme…
~
J'ai cru apercevoir
Ton ombre dans ma sphère
Ce n'était qu'un mirage
Une douce illusion
~
Une ombre Bouquet mystère
~
Les ombres se promènent
On les croise parfois
Mais elles sont éphémères
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak




















