08 avril 2008
Comment tu t'appelles...
Photo : Floriana Barbu
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Elle habitait au bout d’un petit chemin
Une jolie maison faite des briques rouges
Il y avait bien une autre avoisinant la sienne
Hélas inhabitée depuis un bon bout de temps
Ne voyait pas grand monde passer dans cet endroit
Juste ce bon facteur amenant son courrier
Parfois venait le médecin quand c’était nécessaire
Le boucher le laitier et même le boulanger
Avaient depuis longtemps cessé de venir chez elle
Estimant que cela ne valait plus la peine
De faire un long détour rien que pour une personne
Cette gentille petite vieille toute menue et fragile
Qui s’ennuyait tellement de ces longues journées
De même que ses soirées à regarder la télé
Il y avait bien son jardin mais comment l'entretenir
Au fil des années les forces lui manquaient
Chaque jour se ressemblait avec les mêmes gestes
Les repas vite faits pas le goût de cuisiner
On n’a pas d’appétit lorsque l'on mange seul
Elle en avait connu de supers bons moments
Du temps de son mari "parti" beaucoup trop tôt
N'ayant pas eu d'enfant… maudite stérilité !!
Une douleur latente qui restait dans son coeur
Ses seules promenades c'était pour ses achats
Le village était loin et ses jambes douloureuses
Alors elle en revenait chaque fois fatiguée…
Mais un beau jour elle vit dans la maison voisine
Un groupe d'ouvriers venir la restaurer
Elle était excitée comme une petite puce
A l’idée qu’elle aurait à nouveau des voisins
Un bel après-midi là dans sa chaise longue
Qu’elle installait l'été au milieu dans la cour
Juste sous le grand tilleul où elle était si bien
Elle sentit soudain alors qu'elle somnolait
Une main toute douce se posant sur la sienne
Ouvrant vite les yeux elle vit une petite fille
Un joli petit ange aux grands yeux étonnés
Qui depuis un moment la regardait dormir
Et de sa douce voix la fillette demanda :
« Dis madame comment tu t’appelles »
~
Edith Urbaniak
Photo : Edith Urbaniak
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Comme un ange gracile...
Photo : Edith Urbaniak
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Lundi matin à 3H41 nous a quitté Amandine
après avoir lutté contre la maladie
Mes pensées sont près de ses parents et de son ami.
pour elle un extrait d'une chanson d'Axelle Red
et un de mes poèmes
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Pas maintenant
Pas maintenant, oh non
Je voulais encore aimer, jouer,
Sauter, crier
Être un enfant.
Pas maintenant
J'ai pas eu le temps, non
De faire des bêtises
Y croire, savoir
Si c'était important.
On dit qu'le ciel devient plus bleu
Quand on s'en va.
Maman j'regrette, j'ai eu peur
Tu ne m'entends pas.
.
Souviens-toi mon amour lorsque je serai loin
Dans mon cœur pour toujours tu seras c’est certain
Que tous nos souvenirs seront comme un trésor
Et chaque moment passé une pépite d’or
~
Rappelles-toi tous ces mots que tu me murmurais
Ils étaient un pansement posé sur une plaie
Dessinaient sur mes lèvres l’ébauche d’un sourire
Allumaient des étoiles au fond de mes soupirs
~
Pense à moi quand la nuit habillera le jour
En la couvrant doucement d’une brume d’amour
Quand tes mains dans le noir chercheront sans trouver
Ce corps que tu aimais tellement caresser
~
Mais surtout n’oublie pas que je serais toujours là
Tel un ange gracile qui t’ouvrira les bras
Car rien ni personne ne pourra nous séparer
Ce lien qui est en nous nul ne peut le délier
~
Edith Urbaniak

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