Disque rouge
Il a plu ce matin les nuages me l’ont dit
S’enfuyant au hasard d’un vent qui les poursuit
Le temps s’est adouci au sourire du soleil
Et mon âme revit sous les senteurs de miel
Dans mon corps fatigué d’un manque d’ensoleillement
L’énergie retrouvée me stimule aisément
Les grands pavots éclosent en pétales chiffonnés
Les ancolies exposent leurs vêtements satinés
Au loin le disque rouge accroche le pylône
Les ombres des arbres bougent encadrant cette icône
Edith Urbaniak
Excellent week-end de pentecôte ensoleillé à toutes et tous
In Vitraux... l'art du vitrail

Parfois le plomb et verre
D’une précieuse alliance
Unissent leurs univers
Sur palette de nuances
L’artiste reproduit
Selon l’inspiration
Des œuvres inouïes
Empreintes d’émotions
Entre ombre et lumière
Les vitraux exposés
En fusion des matières
Affichent leur beauté
Ces écrans lumineux
Façonnés par cet art
De même que les cieux
Séduisent les regards
Edith Urbaniak

Si vous passez par St Amand les eaux
n'hésitez pas à visiter l'espace magique de cette artiste
Caresse d'ombres

Les caresses d’ombres
En touches de velours
Telles beautés sombrent
Sur la toile du jour
S’avive la mémoire
De ces ruines antiques
Qui se parant de noir
En deviennent mystiques
Dans les salles obscures
Dansent quelques lueurs
Lumières s’épurent
En touches de douceur
Là où les ombres plongent
Dans les ondes du temps
Devant le lac je songe
Au passé tant présent
Edith Urbaniak
Belle semaine à toutes et tous
Ondes lunaires
Si sombre soit la nuit
En ténèbres mouvantes
Là-haut un astre luit
Copie sur l’eau dansante
De sa face en acné
Visage de la lune
Projette de doux reflets
Balayant la lagune
Belle est son expression
Marquée de nostalgie
Ondulant en frissons
Sur la mer assoupie
Je ressens sur ma peau
Ses ondes bienfaisantes
M’en imprègne sitôt
En doses apaisantes
Edith Urbaniak
Excellent jeudi de l'ascension à toutes et tous
Yuu, le frère de ma belle-fille Nao, étant arrivé du Japon lundi dernier,
je me suis éloignée de la toile du net, afin de l'accueillir comme il se doit,
il repart vendredi prochain, il est enchanté de tout ce qu'il découvre en France.
De chemin en chemin
J’ai laissé en chemin
Une part écorchée
Arrachée c’est certain
Par des fils barbelés
D’une vie pas facile
Où je devais me battre
Tout en restant docile
Près de gens acariâtres
J’ai perdu en chemin
Tout un tas de mes rêves
De cette vie de chien
Evité que j’en crève
Positivant toujours
Pour aller de l’avant
Un aller sans retour
Vers d’autres continents
J’ai trouvé en chemin
Grandissant peu à peu
Dans des pays lointains
Un monde merveilleux
Où gens loyaux et bons
Comme une évidence
Sans poser de questions
M’ont redonnée confiance
Edith Urbaniak

Excellent week-end à toutes et tous
Bouche-bée
Sur la tige suspendue
Eclosion de beauté
Entre les feuilles velues
Aux contours dentelés
S’ouvre son petit sac
En pétales de douceur
La fleur fait son come-back
En décachetant son cœur
Puis reste bouche-bée
Ouverte aux abeilles
Venant y butiner
Le nectar d’un bon miel
Edith Urbaniak
Animent... mots

Japon, au Temple de Nara, les daims vivant en liberté dans le parc
y sont considérés comme les messagers des dieux
Ces gentils compagnons
Que les gens ont chez eux
Dans leurs habitations
Où ils vivent heureux
Sont loin d’être des jouets
Aussi bien réfléchir
Avant de les acheter
Penser à leur avenir
Ne pas être excentrique
Et ne pas tout vouloir
Toutes races exotiques
Demandent un savoir
Sur route des vacances
On croise bien trop souvent
Animaux en errance
Craintifs déambulant
Etant abandonnés
Car ils ont trop grandis
Quand d’autres maltraités
Meurent dans l’agonie
Edith Urbaniak
Murmure du temps

Belles sont tes habitudes
Dans la beauté du jour
Baignée de quiétude
En prémices d’amour
Ton regard s’abandonne
Sur les rais du soleil
Nuages se chiffonnent
En lents mouvements d’ailes
D’un geste gracieux
Ta main suit les contours
D’un arbre de la cour
Beau est son tronc noueux
Tu écoutes les bruits
Peu à peu te cernant
Voulant capter celui
Du murmure du temps
Ombre chinoise sur décor
En le superposant
Ton ombre épouse alors
Celle de ton amant
Edith Urbaniak
Agréable semaine à toutes et tous.
Nocturne en aquarelle
Désolée d'être moins présente, des travaux extérieurs
et intérieurs m'éloignent de la toile du net

Le couchant du printemps s’impatiente
Escaladant les marches de la nuit
Où bercée de ténèbres mouvantes
La nature mystifiée s’engourdit
Plus profond lentement le silence
Tel trou noir menant vers l’infini
Atténue en murmures d’aisance
Dans son cœur les tous derniers bruits
Discrètement les ombres s’assoupissent
Quand absente est la lune de ce ciel
S’étiolant les nuages s’éclipsent
Sur cette toile aux teintes d’aquarelle
Edith Urbaniak
Mai... où est le printemps ???

Vives bourrasques de vent
Dénudent les tulipes
Pluie et grêle s’emmêlant
Solitude m’agrippe
Le ruisseau engorgé
Déglutit bruyamment
En bulles affolées
Toutes s’entrechoquant
Se presse une dame
D’une marche royale
Son parapluie rend l’âme
Sous l’assaut des rafales
Cette ambiance m’oppresse
Lorsque nuages gris
Expriment la détresse
D’un ciel à l’agonie
Edith Urbaniak
Excellent week-end sans pluie si possible à toutes et tous.



















































